« J’y suis tombé par hasard. »
Parfois, on ne devient pas entrepreneur grâce à un plan d'affaires, mais plutôt par un coup de pouce du destin. C'est ce qui est arrivé à Ronald. Il a commencé comme indépendant par nécessité, après avoir été salarié, puis s'est progressivement lancé dans l'entrepreneuriat. « Je ne cherchais pas forcément à devenir riche, je voulais juste faire ce que je savais faire. Le reste suivrait. »
Son premier client ? Une entreprise qui lui a proposé de rester comme conseiller, mais à son compte. Et puis, surprise : il n’avait ni entreprise, ni plan, mais un client. « C’était un démarrage en douceur. »
De sept à soixante-dix ans
Le véritable test est arrivé plus tard. Pendant la pandémie de COVID, la demande pour les produits ROMYNOX a explosé. En une seule année, le chiffre d'affaires de l'entreprise a été multiplié par sept. Cela semble prometteur, mais il y avait un hic : « Nous avions embauché des personnes capables d'emballer les commandes et de répondre au téléphone, mais elles n'avaient que peu de connaissances sur le produit ou l'entreprise. »
Les difficultés de croissance sont apparues plus tard. Ronald a vu la culture se dégrader, les processus se dégrader, et a finalement opté pour un changement radical de cap : la quasi-totalité du personnel a été remplacée. « Douleur, mais nécessaire. Les pionniers du début n’étaient pas ceux qui ont bâti la phase suivante. »
De l'esprit pionnier à la professionnalisation
Ce qui suivit fut un changement radical. Ronald constitua une nouvelle équipe composée de personnes qui n'avaient pas rejoint ROMYNOX par le biais de relations, mais par véritable désir d'en faire partie. De jeunes talents, dont beaucoup issus du secteur de l'ingénierie et de la communication, apportèrent structure et cohésion. « Une culture s'est développée, où chacun souhaitait collaborer, comprendre et améliorer les processus. »
Grâce à des outils comme les systèmes de tickets, les évaluations et les tableaux de bord mensuels, Ronald se concentre désormais sur les marges par ETP et la satisfaction des employés. « Le profit n'est pas un objectif, mais le résultat de la satisfaction des employés et des clients. »
Je lâcherai prise un jour, mais je ne suis pas encore prête.
Ronald a aujourd'hui 60 ans, mais il n'envisage pas de prendre sa retraite de sitôt. « Je souhaite bientôt céder ma place de dirigeant, tout en préservant l'esprit d'équipe et la convivialité qui règnent au sein de l'entreprise. » Il hésite encore quant à la succession : sera-t-elle assurée par son fils ou par un autre membre de l'équipe ? L'essentiel est que l'ADN de l'entreprise demeure intact : un esprit de connexion, une singularité et une approche centrée sur l'humain.
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🎧 Entrepreneurs intelligents est une série de Kenneth Smit dans laquelle nous discutons avec des leaders, des entrepreneurs et des professionnels qui font la différence et qui en parlent en toute franchise.
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